7 décembre 2016

On ne prête qu'aux riches...



Nous avons reçu à peu près en même temps que le nouveau bottin de téléphone et l'horaire des chemins de fer, l'1 dex Mag.

Les trois ouvrages ont ceci en commun qu'ils se proposent d'explorer tout le territoire.

Le mag le fait en convoquant des auteurs de partout, d'une part, en pratiquant le name dropping d'autre part.

Il était donc nécessaire pour le mag de parler au moins une fois de l'action d'Entremont Autrement.

Maître Stéphane Riand en a profité pour saluer comment notre mouvement a été avant d'autres et même avant l'1 dex un fervent défenseur de la création d'un Conseil de la Magistrature.

Or à l'exception de notre communiqué concernant les votations du 25 septembre 2016, nous n'en avons JAMAIS parlé.

Un prix peut-être au prochain salon des inventeurs?




 L'Archiviste







3 décembre 2016

La polémique de trop pour Oskar Freysinger?

A nouveau, le canton du Valais s’est réveillé médusé par une polémique provoquée par le Conseiller d’Etat Freysinger. Cette fois-ci, le chef de l’éducation et de la sécurité défraie la chronique en engageant comme consultant au sein de son département un agitateur aux thèses franchement inquiétantes qu’on nomme « survivalistes » pour masquer leur caractère profondément fasciste. Si une vive réaction populaire a poussé le Conseil d’Etat à intervenir promptement, il ne faudrait pas pour autant oublier que cet épisode n’est que le dernier en date d’une série déjà passablement saumâtre.

M. Freysinger s’est fait remarquer dès son entrée en fonction, en mai 2013, par des propos sur les élèves clandestins, demandant aux enseignants de les signaler aux autorités compétentes, avant de rétropédaler. D’autres polémiques ont ponctué son mandat: histoire des trains de migrants qu’il devait gérer alors qu’aucun des trains cités n’avait fait halte en Valais, propos d’un autre âge autour de l’annulation d’un atelier contre les discriminations subies par les homosexuels au collège des Creusets, polémique autour d’une lettre envoyée à l’Etat français avec l’en-tête de son département, etc. Le grand public retiendra surtout l’affaire Cleusix, aux multiples rebondissements et circonvolutions, qui a entaché durablement l’image du canton du Valais auprès de nos voisins, mais également l’image d’une profession déjà souvent écornée.


Le point commun entre toutes ces affaires - et on pourrait en dresser une liste nettement plus longue si nous cherchions à être exhaustifs - est à chercher du côté de la méthode d’Oskar Freysinger. A chaque nouvelle polémique, ce dernier s’est drapé dans une toge de stupéfaction, se jugeant la victime des médias ou de ses adversaires politiques, jurant qu’on avait mal interprété ses propos et donc ses intentions et promettant qu’on ne l’y reprendrait plus. La ficelle est trop grossière pour qu’on n’y voit pas une stratégie mûrement pensée et planifiée. Du reste, de nombreux citoyens ne s’y laissent plus prendre et mettent en doute la probité du ministre lorsque celui-ci affirme ne connaître que superficiellement Piero San Giorgio, alors qu’une vidéo accessible sur internet les montre en grande conversation sur le déclin de l’Occident à l’été 2014.

Aujourd’hui, à quelques mois de la fin de son premier mandat (il y a fort à parier que les Valaisans lui en confieront un second), la liste des polémiques que ce monsieur a soulevées s’allonge, au point qu’on est en droit de se demander si la dernière en date n’est pas celle de trop. Plus ennuyeux encore, on peine aujourd’hui à lister les réformes concrètes qu’il a menées durant ces quatre ans dans les domaines de l’éducation et de la sécurité. Mis à part des coupes dans le budget et dix thèses sur l’école, dont l’indigence intellectuelle laisse les professionnels de l’éducation encore pantois, il est vraiment difficile de relever quels projets concrets ont été menés à leur terme par le chef du département.

Pourtant les défis sécuritaires et éducatifs sont nombreux. Pour les affronter avec efficacité et intelligence, il convient de pouvoir travailler dans un climat serein. Aujourd’hui les Valaisannes et les Valaisans n’attendent pas des polémiques qui affolent les réseaux sociaux, mais des décisions claires, des projets et une vision pour notre canton. C’est à cette noble aspiration que doivent répondre les candidats au Conseil d’Etat.

J. Lovey
Entremont Autrement

27 novembre 2016

Vote remarquable à Vollèges

Retrouvez ici les résultats de la votations fédérale

VOTATION FEDERALE

Initiative populaire du 16 novembre 2012 "Pour la sortie programmée de l'énergie nucléaire (Initiative "Sortir du nucléaire")"
Bagnes                     NON à 56.89% 
Bourg-Saint-Pierre   NON à 58.82% 
Liddes                      NON à 52.96% 
Orsières                   NON à 62.14% 
Sembrancher            NON à 54.79% 
Vollèges                   OUI à 51.66% 
Entremont               NON à 56.90%
Valais                       NON à 53.26% 
Suisse                      NON à 54.2%

18 novembre 2016

Contestataire, l'UDC?


le peuple.vs numéro 83, Vendredi 18 novembre 2016 p.2

Bal à Liddes

Un lecteur régulier nous signale cette manifestation via notre adresse email entremont.autrement(arobase)gmail.com.

Le samedi 3 décembre prochain aura lieu le bal de la classe 66 à Liddes avec les mythiques Tontons Bastons.


Virage à gauche

Une belle accroche en début de cahier pour un article de fond


Entremont Autrement qui cartonne en obtenant - d’un coup d’un seul - pas moins de six sièges au législatif avec une liste pourtant limitée à quatre noms. L’Union démocratique du centre qui perd ses cinq sièges au Conseil général avec un ticket pourtant riche de sept noms: la commune de Bagnes a enregistré un vrai virage à gauche dimanche lors du deuxième tour des élections communales. Même si les instances d’Entremont Autrement se défendent de placer leur mouvement à l’extrême de l’échiquier et qu’il soit apparenté à une Alliance de gauche pure et dure. «Sans être contestataires, nous réclamons certes du changement mais tout en restant raisonnables», tempère ainsi la présidente d’EA, Sophie Juon.

 L’UDC naufragée

«A Bagnes, nous avons surtout su surfer sur la vague gagnante initiée par l’élection au Conseil communal d’Antoine Cretton.» Si la présidente d’Entremont Autrement confesse que les membres de son mouvement sont plutôt animés par une sensibilité de centre gauche, elle insiste pour rappeler qu’EA défend avant tout des valeurs sociales et humanistes. Un discours qui a donc apparemment plu aux électeurs bagnards, provoquant au passage le naufrage de l’UDC. «Disons que si le Groupement indépendant bagnard n’avait pas persisté dans sa volonté de semer la zizanie, les voix de droite n’auraient pas été essaimées et nous aurions probablement préservé nos acquis», regrettait, 48 heures après l’annonce de la perte de la totalité des sièges UDC au Conseil général, le président de la section locale, Jean-Henri Filliez.
Recalé au même titre que ses six colistiers, ce dernier peut à peine se consoler avec la confirmation du siège UDC au Conseil communal bagnard, maintenu grâce à la réélection d’Yves Bruchez.

Un effet boomerang de Verbier

Mais comment expliquer ce sérieux pas de recul de l’UDC en terre bagnarde? «La direction de l’UDC du Valais romand a mené systématiquement campagne pour dénoncer les «affaires» de Verbier, ce qui a eu le don d’agacer nombre de citoyens. Car alors qu’elle croyait avoir en mains des dossiers en béton, elle s’est retrouvée avec des châteaux de sable qui lui ont glissé entre les doigts», constate remonté ce sympathisant. Un avis presque partagé par le président Jean-Henri Filliez. «Ces attaques répétées contre la commune ne nous ont en tout cas pas valu un report de voix et de sympathie. En plus, la section locale de l’UDC n’a jamais été consultée avant la diffusion de ces communiqués», regrette, amer, le président de l’UDC de Bagnes.


Pascal Guex, Nouvelliste du 16 novembre 2016, p.12

17 novembre 2016

Les fortunes diverses de l’UDC

(extrait)

Autre vainqueur, l’UDC poursuit sa progression dans le Valais romand en atteignant un seuil historique avec trente-cinq sièges soit une augmentation de six fauteuils. Mais dans le détail, la formation doit composer des fortunes diverses et ralentit sa croissance, quatre ans après une percée remarquée. Notons d’abord des nettes victoires à Ayent, Vétroz, Monthey et Sierre. Pour la première fois, l’UDC arrive à entrer au Conseil général de la Cité du Soleil avec cinq élus. Cinq élus, c’est aussi le score que le parti réalise dans la ville du Chablais mais sous la bannière de l’Alternative pour Monthey qui a succédé à l’Entente et prend donc nettement une couleur vert foncée. Le parti agrarien fait également son entrée à Ayent et Vétroz, en plaçant deux élus à chaque reprise et consolide ses forces à Collombey et Sion.

En revanche, quatre ans après avoir réussi son entrée, l’UDC n’atteint plus le quorum à Bagnes et Martigny et perd dix sièges dans ces seules deux communes où il est éjecté du législatif. Notons le petit séisme dans l’Entremont où l’UDC perd tous ses sièges au profit d’Entremont Autrement et où il doit regretter de ne pas s’être allié avec les indépendants. Si en termes de chiffres absolus la progression peut être qualifiée d’historique, elle doit néanmoins être nuancée à l’aune de ces deux échecs. En effet, s’ils veulent peser de leur poids dans les législatifs, les élus UDC devront montrer leur capacité à se stabiliser, voire à progresser, au-delà des coups d’éclat.


Julien Wicky dans le Nouvelliste du 16 novembre 2016, p.7.

16 novembre 2016

En descendant la Dranse 3

Il y a quatre ans, le pays des Dranses des sources à l’embouchure comptait quatre élus de gauche répartis ainsi d’amont en aval: Orsières, Bovernier, Martigny, Fully. 

Cette année le nombre de communes du bassin des Dranses où se touvent des élus alternatifs, de gauche et de centre gauche a doublé:


Liddes avec Basile Darbellay
Orsières avec Urbain Gaillard
Bagnes avec Antoine Cretton
Vollèges avec Olivier Bender
Bovernier avec Gaël Bourgeois
Martigny avec Eric Darbellay
Fully avec Stéphane Bessero

Il ne reste plus que Bourg-St-Pierre, Sembrancher et Martigny-Combe, rendez-vous en 2020!

L'archiviste (qui se fait plaisir)

15 novembre 2016

Faillite des élites? Quel gag!


Depuis une semaine, toute la presse analyse, décortique, dissèque l'élection de Donald J. Trump à la présidence des Etats-Unis pour en chercher les causes. Dès les premiers commentaires, on a lu qu'il s'agissait de la faillite des élites et d'une victoire du peuple sur l'establishment de Washington. Rien n'est moins sûr.

Le thème de la faillite des élites a été repris en France récemment, en pleine campagne des primaires chez les Républicains. Notamment par Nicolas Sarkozy et François Fillon qui, tous deux, ont fustigé "le système" dont ils sont, soit dit en passant, les plus purs produits: pour rappel, le premier a été Président de la République, le second son Premier Ministre. Au niveau des élites, on a connu pire.

De son côté, Marine Le Pen se positionne aussi comme une candidate "anti-élite", proche du peuple et éloignée des arrangements entre partis. Il serait bon de rappeler à cette dame qu'elle doit son poste de présidente du FN à l'oligarchie bien organisée par son illustre père. Elle est bien la première à qui s'applique le terme de népotisme qu'elle dénonce chez ses adversaires. La remarque vaut également pour sa nièce Marion Maréchal-Le Pen.

En Suisse aussi, le plus grand parti national surfe sur la vague de la lutte contre la classe politique, contre "les élites". Ce discours oublie pourtant que le grand timonier du parti n'est autre qu'un milliardaire à qui les médias ont déroulé un tapis rouge tout au long de sa carrière politique et qui ont largement omis de le replier à l'annonce de sa retraite.

Avec d'une part le système de milice que nous avons en Suisse, à tous les degrés du pouvoir législatif et dans les exécutifs communaux, et d'autre part la structure de notre système de concordance, il est totalement ridicule de parler de "classe politique" en Suisse. La plupart des politiciens helvétiques ont une autre activité professionnelle à côté de leur engagement public. Il est de plus très facile pour un citoyen lambda de se proposer à une élection, y compris sans organe de parti.

Une large part des contempteurs de cette soit-disant "élite" bénéficie d'une exposition médiatique qui surpasse souvent son poids électoral réel et dispose de financements de campagne importants. Aux Etats-Unis, Monsieur Trump lui-même ne partage pas grand chose avec ses électeurs: il est richissime, il appartient depuis de très nombreuses années au monde du show-business et à une oligarchie économique et n'a jamais vécu dans les zones pauvres ou rurales des états qui l'ont porté à la fonction suprême.

Aujourd'hui certains groupes d'intérêts tentent de mettre en avant une fracture entre le peuple et ses représentants, entre les bons travailleurs honnêtes et les vils politiciens corrompus. Ne vous laissez pas prendre par ce discours, souvent bien ciselé, qui ne reflète qu'une petite partie de la réalité et qui finalement ne fait que désigner de nouveaux boucs-émissaires.

J. Lovey