27 août 2016

#PasContentPasContent

Ah, l’été! Ce moment tant attendu où, à la plage, les lunettes servent autant à protéger nos yeux du soleil qu’à cacher le regard déviant de certains sur la plastique -parfois topless- de magnifiques femmes venues parfaire leur bronzage. Cette saison où les hormones s’affolent, où la chaleur nous pousse à nous découvrir en exposant cruellement nos excès des saisons passées, où le moindre déhanché provoque l’émoi le plus total chez les adolescents. Ah, l’été, cette magnifique saison.

Cependant, un péril tapis dans l’ombre s’apprête à briser cette description idyllique: le burkini. Messieurs, plus besoin de lunettes et inutile de se retourner au passage d’un groupe de surfeuses. Vous, voyeurs prudents cachés dans le buisson là-bas, vous pouvez maintenant ranger vos jumelles: le burkini est là.

Forcément, ça ne plaît pas à tout le monde. Evidemment que nos mâles UDC, frustrés par cette cruelle nouveauté, montent au créneau! Eux qui se réjouissaient d’amener leurs enfants à la piscine pour admirer ce sublime spectacle avant de rentrer chez eux, heureux et de belles images plein les yeux, pour manger un délicieux repas concocté avec amour par leur femme qui n’avait malheureusement pas pu venir puisqu’il fallait aussi faire les courses, les poussières et la lessive. Mettez vous un peu à leur place, comprenez leur désarroi !
Vous pensez donc bien qu’ils se sont empressés de partir en croisade. “C’est une atteinte aux libertés de la femmes, qu’ils ont dit. Libérons la femme, interdisons lui le burkini”. Et nos courageux néo-féministes sont ensuite rentrés chez eux, se sont ouverts une bière avant de s’affaler dans leur canapé, le sourire satisfaits du libérateur aux lèvres, en attendant la visite furtive de leur maîtresse.

Sans vouloir minimiser l’impact sociétal du burkini et surtout ses terribles conséquences sur l’hygiène qu’il entraîne (s’il n’est pas bien nettoyé, le burkini peut augmenter la production de chloramines dans les piscines qui irritent les yeux), je me demande simplement s’il n’y a pas d’autres priorités?
Je veux dire, tous les politiciens, médias, économistes, philosophes, blogueurs ne parlent que de ça; même moi je suis entrain de le faire. Pendant ce temps, les défis énormes que représentent le financement des soins et des retraites sont reportés, les interrogations quant à la viabilité de notre système économique sont écartées et on écourte des débats de fond sur les concessions que nous sommes prêts à faire sur nos libertés pour plus de caméras, de drones et d’écoutes téléphoniques.
Je sais que c’est moins sexy de parler de taux de conversion AVS que de maillots de bains, que c’est plus facile de philosopher sur une tenue vestimentaire que de trouver un équilibre entre libertés individuelles et sécurité, que le début de mon article où je parlais de plage était plus sympa, mais ces questions vont déterminer le futur de votre pays et dessiner l’avenir de vos enfants; alors que le burkini...

Jonathan Darbellay
Député-suppléant EA
Co-président des Jeunes Centre-gauche PCS

26 août 2016

C'est moi le chef !

Fâché, Oskar Freysinger ! Dans l’1Dex, il fustige les présidents de partis qui ont osé demander au Conseil d’État de surseoir à la nomination de Jean-Marie Cleusix au Collège de St-Maurice tant que les conclusions de la commission chargée d’enquêter sur lui ne sont pas connues, ce qui paraissait logique. Rappelant le score canon de sa dernière élection, OF clame haut et fort que c’est lui, et lui seul, qui a le pouvoir de nommer un professeur de collège. On le sait. On en connaît le résultat. Mais s’il s’autorise à museler les acteurs de l’école (à commencer par le recteur du collège), il ne peut pas réduire au silence l’ensemble des citoyens du canton. Or ceux-ci ont un droit inviolable à trouver incongru et pour le moins inopportun qu’un homme qui ne peut plus exercer une fonction à responsabilité au Département soit placé face à des élèves.

Oskar Freysinger entend "montrer à ces messieurs qu’un exécutif ne baisse pas pavillon au premier vent contraire". Il a pourtant renoncé à nommer Bruno Perroud, UDC de Savièse, à la tête du Service de l’enseignement spécialisé, comme il s’apprêtait à le faire en dépit des critiques qui lui étaient adressées. Sans doute a-t-il voulu éviter d’avoir sur les bras une deuxième affaire de nomination contestée. On n’ira pas jusqu’à prétendre qu’il l’a fait pour "de grossiers intérêts politiques" et on en déduira donc que ce choix a été dicté par la reconnaissance (enfin) de vraies compétences.

OF parle de "tentative de violation de l’ordre constitutionnel" à propos des présidents de partis. La Constitution ne fixe-t-elle pas que "la liberté de manifester son opinion, verbalement ou par écrit, ainsi que la liberté de la presse sont garanties" / art. 8 ?

Antoine Cretton
Entremont Autrement Bagnes

25 août 2016

Je suis candidate au Conseil communal d’Orsières

Annonce officielle de candidature: Valérie Lovey

Originaire de Bagnes, j’y ai vécu avec ma famille et fait mes écoles. Puis je me suis dirigée naturellement vers un métier proche de la nature : horticultrice.
Valérie Lovey

Après mon mariage, je me suis installée à Orsières. Très vite, je me suis sentie intégrée dans cette nouvelle commune, les valeurs des habitants correspondaient à ma personnalité. Je me suis investie à 100% pour ma famille en essayant de donner à mes 4 enfants, le goût de l’effort, la liberté de chacun, l’entraide et le respect d’autrui. Toutes ces valeurs que j’avais reçues auparavant de mes parents. 

Aujourd’hui après 22 ans passés à Orsières, j’annonce ma candidature au Conseil communal. A travers les valeurs défendues par Entremont Autrement, je me reconnais dans les lignes naturelles de ce mouvement. Cet investissement personnel me permettra d’apporter ma contribution à la communauté et de trouver dans l’écoute, l’entraide, la solidarité et l’action des solutions efficaces et durables, pour maintenant, mais aussi pour les générations suivantes.

Et qu’on se le dise aujourd’hui et demain « Qu’il fait vraiment bon vivre à Orsières. »


Valérie Lovey

Le comité d'Entremont Autrement ainsi que les membres de l'association se réjouissent de la candidature de Valérie dans la commune d'Orsières et la remercient pour sa motivation et son engagement.

24 août 2016

Nicoletta Moruzzi, candidate au CG de Bagnes

Je suis née à Ferrara en 1965 d’une mère originaire de Bagnes et d’un père de Bologne, j'ai suivi toute ma formation scolaire, de l’école primaire à l’obtention d’une Maturité Fédérale à Coire en 1984, à l’école suisse de Milan.

Titulaire d’un Cambridge Proficiency en English, j’enseigne depuis les années du collège. Je me passionne tôt pour la danse et j’ai fréquenté depuis l’école primaire jusqu’à la Maturité, la Scuola Civica di Danza Classica.

Je continue l’activité d’enseignement chez moi en proposant de l’appui scolaire et des cours de langues.

J’espère pouvoir apporter avec Entremont Autrement une pluralité politique et une ouverture sur d’autres point de vue. J’ai deux fils nés en 1990 et 1994.

Nicoletta Moruzzi

23 août 2016

Premiers candidats au Conseil général de Bagnes

Entremont Autrement a la joie d'annoncer ses cinq premiers candidats au Conseil général de Bagnes pour les élections de l'automne prochain.

En effet, Nicoletta MoruzziClotilde Perraudin, Mélina DeslarzesAntoine Cretton et Pierre Troillet ont accepté de figurer sur la liste EA.

Après l'élection d'Urbain Gaillard au Conseil communal d'Orsières en 2012 et la double élection de Florian Alter et de Jonathan Darbellay au Grand Conseil valaisan en 2013, notre mouvement a l'ambition de s'étendre davantage encore dans les communes du district. Le dépôt d'une liste au Conseil général de Bagnes suit cette logique.

"Nos candidats se lancent dans un esprit constructif et souhaitent se mettre au service de la population de Bagnes. Nous croyons fermement qu'une pluralité politique est bénéfique à la démocratie et que la saine confrontation des idées et des projets peut servir le bien commun", affirme Sophie Juon, notre présidente.

Cette liste n'est, bien entendu, pas définitive. Nous espérons pouvoir annoncer d'autres candidatures au Conseil général de Bagnes bientôt. Nous serons bientôt en mesure de vous en dire davantage en ce qui concerne le Conseil communal. A suivre donc!

Dans les prochains jours, nous présenterons individuellement les candidats sur notre blog.


21 août 2016

La mise au placard


Jean-Marie Cleusix n’est pas un champion de la communication. On le savait. Oskar Freysinger a fini, lui aussi, par s’en rendre compte, au point de l’écarter de son département à la veille de la rentrée scolaire. Le Conseiller d’Etat s’offusque aujourd’hui de voir les professeurs du Collège de St-Maurice s’insurger contre l’arrivée d’un nouveau collègue plutôt que de l’accueillir à bras ouverts : « On ne frappe pas un homme à terre », leur reproche-t-il en substance (dans le NF de samedi), comme s’il avait soudainement oublié que la première pierre, c’est lui qui l’a lancée à un homme hospitalisé, après avoir dressé publiquement de lui un profil qui ne colle pas particulièrement à la fonction d’enseignant. 
Car avoir de graves problèmes de communication, c’est plutôt gênant pour quelqu’un qui doit enseigner auprès de jeunes adolescents en train de préparer leur maturité. On peut donc craindre que le retour à la profession de JM Cleusix ne se fasse pas en toute quiétude. La question se pose évidemment de savoir si les difficultés personnelles de l’ancien Chef du Service de l’enseignement n’auraient pas été mieux circonscrites dans un cadre administratif, en relation avec des adultes, plutôt que dans une classe, face à des élèves ; autrement dit, n‘aurait-il pas été plus judicieux de trouver un placard, doré ou non, à L’État plutôt que dans un établissement scolaire ? A moins que les placards du département soient déjà tous occupés ou qu’Oskar Freysinger ne veuille plus croiser son ancien bras droit dans les couloirs, cette solution aurait paru plus élégante, pas vrai ?
Reconnaître ses erreurs, c’est bien. Les réparer soi-même, c’est encore mieux.

Antoine Cretton
Entremont Autrement Bagnes

Au nom de la liberté

Faut-il interdire le port du voile dans les lieux publics, comme le réclame la droite dure à grand renfort d’initiatives ? A l’heure où la gauche semble se diviser sur cette question, le camarade Frédéric Nouchi exprime sa conviction profonde dans le texte ci-dessous. Pour lui, on ne peut faire de concessions au respect des libertés.

Antoine Cretton

La liberté ne se divise pas. Elle s’applique donc aussi à ceux dont nous ne partageons pas les idées ou les préjugés.

Amis de la ville, des campagnes, des montagnes, voire même des plages.... Amis plongeurs, soyons forts car bientôt, nous n’aurons plus le droit de choisir notre tenue de plage ! Amis Chinois, vous qui vous protégez tant des méfaits du soleil en vous couvrant de la tête aux pieds à la plage, et bien vous non plus ! Amis tatoués… Amis excentriques… Amis chrétiens, musulmans, juifs, enfin bref, toutes ces religions qui ne me concernent pas vu mon athéisme… si nous n’y prenons pas garde, nous n’aurons plus de souci à nous faire pour nos libertés car elles auront toutes été supprimées !

Amis, 

Bon, plus sérieusement : les mots « liberté, fraternité et égalité », les devises de base de mon éducation ne sont pas que des mots ! Ils ne se divisent pas et ils s’appliquent à chacun et donc aussi à ceux qui ne partagent pas mes idées.

Je me dois, vu mes engagements et mes positions, de vous donner le fonds de ma pensée concernant les déclarations de certains de mes camarades sur l’interdiction de la burka et plus globalement sur le dossier des initiatives UDC que je ne soutiendrai pas (mais ça, vous le saviez déjà).

Comment vous dire sans vexer personne… Parmi les principes d’un pays démocratique et social, il y a la liberté individuelle qui se conçoit en relation avec l’égalité des droits pour toutes et tous, sans distinction d’origine, de condition, d’appartenance, de croyance ou de sexe ! Si liberté individuelle il y a, alors sa seule limite doit être de ne pas imposer aux autres sa propre vision lorsqu’elle découle d’une idéologie politique ou d’un dogme religieux. Ainsi, chacun d’entre nous peut penser ce qu’il veut des modes de vie choisis par les autres selon leur religion, etc, mais aucun d’entre nous ne doit imposer autoritairement aux autres son propre choix, comme on le ferait d’un uniforme obligatoire. 

Voilà pourquoi aujourd’hui, comme demain, je m’opposerai de toutes mes forces à un pouvoir qui obligerait les femmes à couvrir leur corps dans l’espace public, de même que je m’oppose aujourd’hui à ce qu’on interdise dans ce même espace public une tenue qui contraint quiconque à se découvrir pour des motifs idéolotiques ou religieux.

Dans les deux cas, nous abandonnerions nos libertés individuelles au profit d’une logique autoritaire et discriminatoire qui, dans le premier cas vise les femmes en continuant à en faire une minorité opprimée et, dans le second, vise les musulmans en les considérant comme une minorité à exclure.

La liberté ne se divise pas et elle est donc aussi celle de ceux dont nous ne partageons pas les idées ou les préjugés, à condition évidemment qu’ils ne cherchent pas à nous imposer les leurs autoritairement.

Frédéric Nouchi
Co-Président PSVR-Migrant-e-s
Candidat au conseil communal de Martigny

20 août 2016

Gaby pas candidat UDC, ni PDC, ni PLR... ni EA!


Gabriel Luisier ne sera pas candidat UDC, ni PLR, ni PDC.

Comme le dit le Nouvelliste du jour: "Resterait Entremont Autrement, mais les convictions politiques de Gabriel Luisier n'en font pas un homme de gauche".

A noter que de notre côté, personne ne lui a proposé d'être candidat sur notre liste non plus.

A bientôt pour la prochaine rumeur sur les élections communales à Bagnes.

19 août 2016

Votation du 25 septembre : Loi fédérale sur le renseignement (LRens)

Olivier Bender, candidat au Conseil communal de Vollèges, prend la plume au sujet de la LRens qui sera soumise au peuple le 25 septembre prochain. A noter que le comité d'Entremont Autrement n'a pas encore pris position sur cet objet.

Sous des couverts de volonté d’accroissement de notre sécurité et surtout parce que « les honnêtes gens n’ont rien à craindre, puisqu’ils n’ont rien à cacher », il nous sera demandé d’accepter, le 25 septembre prochain, la nouvelle loi sur le renseignement, permettant aux Services de Renseignements de fouiner de manière approfondie dans nos données électroniques, entre autres.

Le message du Conseil Fédéral au sujet de cette votation nous apprend que « Le référendum a été demandé contre la LRens, notamment parce qu’elle permet au SRC (Service de Renseignement de la Confédération) d’écouter, d’enregistrer et d’analyser des communications privées, d’où la crainte que le SRC exerce une surveillance généralisée et s’immisce dans la sphère privée des citoyens SANS SOUPCON D’INFRACTION. »


Les partisans, outre leur certitude que ces fouinasseries permettront plus de sécurité – ce qui est totalement faux, l’histoire récente nous le prouvant - nous assènent donc, en plus, l’argument fondamental que seuls ceux qui ont quelque chose à se reprocher peuvent se sentir menacés par une telle loi, tout en refusant à cor et à cri la levée du secret bancaire, la transparence du financement des partis et autres sujets les touchant de plein fouet. Ont-ils donc quelque chose à se reprocher ?

Quand même convaincu par leurs arguments ? Pour ma part, je me dis que rien ne vaut de joindre les actes à la parole. Ainsi, je voterais OUI à la LRens le 25 septembre, pour autant que les initiants et partisans nous publient de manière transparente et délibérées les éléments suivants :

  • Leur nom et prénom,
  • Leurs adresses e-mail (privées, professionnelles, occasionnelles,…),
  • Leurs numéros de téléphone mobile,
  • La liste des applications installées sur leur téléphone (incluant celles désinstallées sur les 10 dernières années)
  • Leur adresse, primaire et secondaire,
  • Leur NPA et Commune de résidence,
  • Leur confession,
  • Le nom, prénom et spécialité des médecins consultés sur les 10 dernières années, ainsi que traitement proposé par chacun,
  • Leurs 15 derniers numéros de téléphones (différents) appelés,
  • Le contenu de leurs 15 derniers SMS envoyés (toutes messageries confondues),
  • Le contenu de leurs 15 derniers SMS reçus (toutes messageries confondues),
  • Leur salaire et autres revenus annuels,
  • Leur montant imposable,
  • Le montant qu’ils ont versé à un parti politique et le nom du parti,
  • Leurs 15 dernières transactions bancaires de plus de Fr 500.00,
  • Leur historique de navigateur internet sur les 7 derniers jours,
  • Leur historique des recherches internet sur les 7 derniers jours.


Vous l’aurez compris, la loi détruit les droits fondamentaux pour lesquels le peuple se bat depuis fort longtemps. Bien que personne ne nie que la protection de l’Etat doit être importante, elle doit se limiter aux cas où il existe un soupçon concret d’une action répréhensible. Mais la LRens permettrait au Service de Renseignement d’empiéter sur la sphère privée sans le moindre soupçon.

Renversement du principe de présomption d’innocence. Inacceptable !

Un seul vote possible : NON !

Olivier Bender

17 août 2016

Soirée débat sur les votations fédérales


Les soirées-débats sont co-organisées par Centre Gauche-PCS du Valais romand, Entremont Autrement et le MISE de Fully. Elles ont pour objectif d'informer tous les publics sur les objets soumis à votation.